L’homme doit-il travailler pour être humain ?

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L’homme doit-il travailler pour être humain ?

Message  Admin le Mar 6 Jan - 23:44

L’homme doit-il travailler pour être humain ?



L’étymologie du mot travail renvoie à tripalium, un instrument de torture. Avant d’être pensé comme pure nécessitée, le travail semble être ressenti comme une peine, une punition. Il évoque d’abord l’idée d’une activité pénible, à laquelle l’humanité semble devoir se résigner. Mais la production d’objets utiles par la transformation consciente de la nature est une nécessité qui transforme aussi la nature de celui qui travaille. C’est pourquoi on est conduit à se demander si le travail est ce par quoi l’humanité s’accomplit ou ce en quoi elle s’aliène et se perd.
On entend par travail une activité organisée en vue d’une fin autre, qu’elle-même, à la différence du jeu et donc technicisée. En effet, on parle de technique dès qu’une activité n’est pas immédiate, c'est-à-dire dès qu’on peut y distinguer un but et des moyens permettant de réaliser ce but. La technique est un ensemble de moyens (outils et savoir-faire) permettant d’obtenir certains résultats. Cet ordre des choses n’est pas à oublier, face à ceux qui voudraient faire du travail ou de la technique des fins en soit, plutôt que de simples moyens.
La question ici posée porte sur le problème de la signification du travail. Ce problème peut être précisé par le rapport particulier qu’entretient l’homme avec la nécessité de travailler. En effet, il semble que le travail n’est pas seulement une nécessité vitale mais permet également à l’homme de développer sa raison. Il s’agit donc de se demander en quel sens le travail est ce qui cultive l’homme, fait de lui ce qu’il a de spécifique parmi les autres animaux. L’enjeu est ainsi de comprendre en quoi le travail entretient un rapport étroit avec la capacité de raisonner et de construire les conditions de l’existence humaine. Le paradoxe de ce sujet consiste donc à remarquer que le travail s’offre à la fois à comprendre comme une contrainte quasi animale, puisque l’homme doit travailler pour produire les conditions de sa survie, et comme un moyen de faire de l’existence quelque chose de proprement humain, c’est-à-dire de transformer le milieu de vie en milieu humain tout en se transformant pour s’adapter à son milieu.
La problématique est la suivant : l’homme doit-il travailler pour être humain ?
Nous verrons dans le premier axe si le travail est spécifiquement humain et comment le travail met en jeu toute l’humanité de l’homme. Ensuite, nous verrons la notion de travail libérateur, nous nous poserons la question suivante : la technique est-elle libératrice ? Et nous verrons en quoi le travail est une réalisation de l’humanité. Enfin, on verra comment la technique peut apporter le bonheur terrestre et si le travail a une valeur d’émancipation ou autre.

Par son travail, l'homme ne semble pas initialement se distinguer de l'animal : comme tout être vivant, il agit sur son milieu et tire de son environnement les moyens d’assurer sa subsistance. L’être humain a su toutefois développer une science et une technique qui lui ont permis de sortir progressivement de la nature, de créer son milieu propre : la société, la cité. Comment ce passage s’est-il opéré ? Comment le travail a-t-il permis à l’homme de s’ériger « comme maître et possesseur de la nature 1 » ?
Le travail humain passe par la médiation de l'outil et consiste en une transformation de la nature. Le travailleur ne se contente pas de prendre possession des objets naturels, mais il cultive la nature, il la modifie selon ses besoins et ses désirs, il la façonne à son image. Le travail implique donc la représentation d'un but : finalisé, il est indissociable d'une conscience. Il se distingue ainsi de la spontanéité naturelle de l'instinct, il implique attention et effort. C’est d’ailleurs ce qui lui donne son caractère pénible : contrairement à l’activité de l’animal, il ne va pas de soi, son sens se situe hors de lui – on ne travaille pas pour le plaisir de travailler, mais pour atteindre un but. Le travail est précisément la distance ou le délai entre le désir et sa réalisation : il est le lieu de l’effort.
Du même coup, il est ce qui permet à l’être humain de développer son autonomie, de s’arracher à la sphère de l’animalité. Par son travail, l’homme refuse de subir la nature, il lui impose sa volonté. Le travail est comme une anti-nature, il est le fruit d’une lutte de l’homme contre les conditions naturelles, une forme de résistance qui lui permet d’entrer dans la culture. Il est en ce sens indissociable de notre humanité : il est à la source de la civilisation, de la vie en commun et du développement de la connaissance. La question reste alors de savoir quels mécanismes spécifiques le travail met en jeu, qui le distingue concrètement de l'activité animale.
Karl Marx répond à cette problématique dans l’ouvrage intitulée le capital. Il pose alors les questions suivantes : En quoi le travail humain se distingue-t-il de l’activité animale ? Quelle est la différence entre technique et activité instinctive ?
Il y a entre le travail et l’activité animale une différence de nature : le travailleur suit son intelligence, l’animal suit son instinct. Les réalisations des insectes peuvent nous surprendre par leur complexité, les réalisations de la nature sont souvent supérieures à celles des hommes. Mais à travers l'animal, c'est l'espèce qui agit. L'araignée ou l'abeille n'ont aucune liberté, aucune marge d'invention. L'artisan le moins doué connaît en revanche la finalité de son travail, il est confronté à des problèmes qu'il doit résoudre, il a un projet à mener à terme. Ainsi, le travail est-il avant tout une production individuelle, tandis que l'activité de l'animal est spécifique. Les conséquences d'une telle différence sont fondamentales : alors que l'évolution des animaux se situe au niveau de l’espèce, qu’elle a un caractère essentiellement biologique, l’évolution humaine se réalise avant tout dans et par les individus. Elle a un caractère historique et cumulatif. Le progrès de la technique est exponentiel car il va d’autant plus vite qu’il gagne en étendue. Ainsi les hommes ont-ils progressé en quelques siècles infiniment plus que leurs ancêtres en plusieurs millions d'années. Il s'agit ici de montrer en quoi réside la supériorité du travail, seule activité finalisée et libre. La question se pose cependant de savoir si toutes les formes de travail correspondent à une telle définition. La division manufacturière des tâches a par exemple conduit à l'élaboration du travail à la chaîne. Mais l'ouvrier réalise-t-il encore son but lorsqu’il n’est qu’un rouage au sein de la machine de production ?La question est au fond de savoir si tout travail a le même sens. Ne faut-il pas distinguer, au sein même des activités humaines, entre des métiers qui permettent la réalisation de soi, et d’autres tâches qui, au contraire, aliènent l’individu qui les accomplit ? Ce qui confère à l’activité technique son sens, c’est le but, le projet qui la motive. Si l’ouvrier est dépossédé du sens de son travail, il s’épuise en vain, il n’est plus artisan mais simple exécutant d’une tâche dont le sens lui échappe. Il s’agit alors de se demander si la société industrielle, malgré les progrès indéniables de la science et des techniques, n’a pas produit une forme nouvelle d’aliénation.
Nous avons ainsi vu en quoi le travail est humain, en quoi il met en jeu toute l’humanité de l’homme, s’il est libérateur ou aliénant et si tout travail a un sens. Nous allions étudier désormais la notion de travail libérateur.
Hegel nomme esclave la conscience qui n’a pas encore conquis sa véritable humanité mais reste prisonnière de son attachement à a la vie, de sa peur à la mort. Le maître, en revanche, désigne la conscience qui s’est élevée au dessus du simple désir animal de survivre et a été reconnue comme telle par l’esclave lorsqu’elle l’a affrontée en risquant sa vie. Mais, vouée à travailler pour son maître, la conscience esclave conquiert une conscience de soi livre en transformant la nature, en la modifiant selon son vouloir, en reconnaissant dans l’œuvre qu’elle a produite ses propres pouvoirs et sa maîtrise. « Son travail au service d’un autre est, d’un côté, en lui-même une aliénation de son vouloir, mais en même temps, d’un autre côté, avec la négation de son désir propre, le façonnage positif des choses extérieures par le travail, en ceci que, par lui, le soi fait de ses déterminations la forme des choses, et que dans son ouvrage, il a l’intuition de lui-même comme réalité objectale ».
Lecteur de Hegel, Marx analyse le travail en général comme le processus par lequel l’homme, en même temps qu’il agit sur la nature extérieure et la modifie, modifie sa propre nature et développe les facultés qui y sommeillent. Marx fait remarquer que le travail appartient exclusivement à l’homme. Le travail humain se distingue en effet de l’animal dans la mesure où l’animal produit alors même qu’il est libéré du besoin physique, immédiat tandis que l’homme produit alors même qu’il est libéré du besoin physique, et il ne produit vraiment que lorsqu’il en est libéré. Le résultat auquel le travail aboutit préexiste idéalement dans l’imagination du travailleur tandis que l’animal n’a pas de représentation. Le produit de l’animal fait, comme tel, partie de son corps physique tandis que l’homme se dresse librement face à son produit. Ainsi, contrairement à l’activité animale, le travail humain est une activité consciente, en effet il est le fruit d’une volonté qui se fixe un but et qui mobilise une attention en vue d’atteindre ce dernier, intelligente et libératrice car grâce au travail, l’homme s’émancipe du joug de la nature. Ainsi, c’est dans et par le travail que la nature humaine se réalise : pour reprendre la formule d’Emmanuel Mounier : « tout travail travaille à faire un homme en même temps q’une chose ». Dans le travail, en effet, l’homme objective, c'est-à-dire extériorise son individualité, mais aussi son essence sociale. En sorte que, dans le travail, l’homme existe à la fois pour soi et pour les autres.
La technique est d’abord pour l’homme un moyen de se maintenir en vie. Elle est, dit Platon, « l’intelligence qui s’applique aux besoins de la vie 2 ». C’est que l’être humain n’a pas les facultés innées des autres animaux : il naît nu et sans armes. La technique comblera ce manque L’intelligence pratique prend chez l’homme la place de l’instinct. Sa faiblesse naturelle est ainsi largement compensée par la technique, qui lui permet de s’adapter aux situations nouvelles et surtout de dominer et de façonner son environnement. La technique permet donc le passage de la nature à la culture. L’homme, nous l'avons vu, produit son milieu : son habitat, ses outils et, finalement, la civilisation. Fruit d'un manque, la technique consacre donc la supériorité de l'être humain. Elle est émancipatrice : synonyme d'invention et de progrès, elle nous fait entrer dans l'histoire des civilisations. L'évolution n'est plus exclusivement biologique. La technique a toutefois l'efficacité pour seule préoccupation. Essentiellement pratique, tournée vers l'action, elle traite des moyens à mettre en œuvre pour réaliser un projet, sans se préoccuper de la question des fins poursuivies. Le caractère pragmatique de la technique se distingue en cela de la vocation théorique ou spéculative de la science : la technique est un savoir-faire, elle n'est pas un pur savoir. Elle dépend donc toujours d'une finalité extérieure à elle-même : elle est un instrument, un outil au service de l'homme. Or, rendre l'activité technique autonome, indépendante des choix politiques ou éthiques ne représente-t-il pas le grave danger de soumettre l'homme à un progrès technique érigé en fin dernière ? La croissance de nos sociétés, l'augmentation de la productivité ne perd-elle pas son sens, si elle met en péril l'humanité, si elle accroît la misère des travailleurs et si elle détruit notre environnement ? "

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Message  Admin le Mar 6 Jan - 23:45

" Il est possible de parvenir à des connaissances qui soient fort utiles à la vie, et […] au lieu de cette philosophie spéculative, qu’on enseigne dans les écoles, on en peut trouver une pratique, par laquelle, connaissant la force et les actions du feu, de l’eau, de l’air, des astres, des cieux et de tous les autres corps qui nous environnent, aussi distinctement que nous connaissons les divers métiers de nos artisans, nous les pour- rions employer en même façon à tous les usages auxquels ils sont propres, et ainsi nous rendre comme maître et possesseur de la nature. "

Nous avons ainsi vu la notion de travail libérateur et nous avons répondu à question suivante : la technique est-elle libératrice ? Et nous avons étudié en quoi le travail est une réalisation de l’humanité.
Dans le troisième axe, nous tâcherons de développer le rapport entre la technique et le bonheur terrestre et celui entre le travail et l’émancipation.
D’après Descartes dans discours de la méthode, la technique peut apport le bonheur terrestre, il l’explique dans ce passage :
" Il est possible de parvenir à des connaissances qui soient fort utiles à la vie, et […] au lieu de cette philosophie spéculative, qu’on enseigne dans les écoles, on en peut trouver une pratique, par laquelle, connaissant la force et les actions du feu, de l’eau, de l’air, des astres, des cieux et de tous les autres corps qui nous environnent, aussi distinctement que nous connaissons les divers métiers de nos artisans, nous les pour- rions employer en même façon à tous les usages auxquels ils sont propres, et ainsi nous rendre comme maître et possesseur de la nature. "
Descartes, Discours de la méthode (1637), VI.
Le premier souci de l’homme est son bonheur, c’est ce dont il rêve, ce qu’il cherche par-dessus tout à atteindre prêt à d’énormes sacrifices pour ce dernier. La science doit donner à l'homme la maîtrise de la nature, et permettre le progrès de l'humanité. Sa finalité est alors l'élaboration de nouvelles techniques permettant aux hommes de mieux vivre, et donnant à tout le bien-être nécessaire au bien vivre. Descartes réagit ici en moderne contre la philosophie de ses maîtres, où il voit une spéculation souvent oiseuse dans laquelle les penseurs se réfugient comme en une tour d’ivoire. Pour Descartes, l’homme d’esprit doit œuvrer à l’amélioration des conditions de vie de ses contemporains. C’est pourquoi il tente d’appliquer les mathématiques au réel, annonçant ainsi avec Galilée la révolution de la science moderne. C’est encore le souci de la vie et de l’homme qui le porte à s’intéresser particulièrement au développement de la médecine de son temps. Il s’agit de développer une science et des techniques au service de l’homme. Le problème concerne la place de l’homme dans la nature. Dire que l’homme est « comme maître et possesseur de la nature » cela signifie-t-il qu'il lui est étranger et qu'il peut en faire ce que bon lui semble ? Ou faut-il comprendre par cette formule que l'homme a en charge l'ordre naturel, qu'il en est le garant ? Lorsqu'il parle de « connaissances qui soient fort utiles à la vie », Descartes indique ce que doit être le but de la technique : permettre aux hommes de vivre mieux. Il ne s'agit donc pas pour eux de détruire leur environnement ou d'utiliser la technique afin d'assouvir leurs passions guerrières ou leur soif de pouvoir. Descartes pense au contraire que la technique peut améliorer les conditions de vie du peuple ; il songe encore aux progrès de la médecine dans laquelle il nourrit un grand espoir pour soulager les maux des hommes.
La formule de Descartes nous conduit à nous interroger sur le sens que nous devons donner à la maîtrise technique. L’homme a-t-il le droit de faire subir à la nature toutes les transformations agressives que nécessite la satisfaction de ses désirs ? Le développement de son industrie lui donne-t-il le droit de polluer et de détruire le monde dans lequel il vit ? Dire que la technique nous libère de la nature, cela signifie-t-il que nous pouvons la considérer comme un objet entièrement soumis à notre puissance ?
En mettant la technique au service de la vie, Descartes semble au contraire indiquer que la technique est principe d’ordre, non de destruction (il songe au médecin qui rétablit l’équilibre du corps). La maîtrise ne doit donc pas être pensée comme un rapport de force ou l’exercice d’une puissance aveugle : elle ne peut être dissociée de la connaissance et de la sagesse. La technique est donc bien un moyen dont l’usage doit être réglé par des choix rationnels et éthiques.
On établit souvent un rapport ambigu entre le travail et l’émancipation. On donne à ce dernier la capacité pour l’homme de se décrocher des chaînes qui le retiennent à la nature. Le travail semble avoir une double valeur. D'une part, il est humanisant : il permet à l'individu de développer ses facultés et son intelligence. D'autre part, il est un moyen de s'affirmer et d'exister socialement.
Une questions vient à nous : Tous les métiers- se valent-ils. ? Pourtant, la division sociale des tâches a produit des métiers de différentes valeurs, tant sur le plan de leur statut social que de leur rémunération. On peut à la limite se demander si certaines activités de production mécanique, si certains services peu gratifiants ne contribuent pas à dévaloriser le concept de travail, à le rattacher à l'idée de servitude, de contrainte. La question est au fond de savoir si tout travail a une valeur, ou s'il ne faut pas plutôt renoncer à faire du travail une valeur en soi.
De plus, le travail est souvent vécu comme une contrainte, une forme de servitude, par opposition au temps libre, au loisir. Les Grecs distinguaient ainsi les tâches ingrates (réservées aux esclaves), du temps libre (privilège du citoyen). De même, le seigneur ou le noble tirent leur supériorité du fait qu’ils n’ont pas besoin de travailler pour vivre. Certes, les Lumières et la Révolution française vont conduire à l’abolition des privilèges et à la valorisation du travail. Mais tout rapport de domination n’a pas été aboli. Dans l’économie de type capitaliste qui se développe notamment à partir de la révolution industrielle, le travail se soumet progressivement aux exigences de productivité du capital. Ainsi se développe une forme nouvelle d’exploitation, dans laquelle l’ouvrier est dépossédé du sens et du fruit de son travail. Il y a donc loin entre le travailleur indonésien qui peine pour survivre et l’artiste ou le professeur qui vit de sa passion. Ne faut-il pas alors renoncer à l'idée naïve selon laquelle le travail serait par essence libérateur et humanisant ? Aristote affirmait que « si les navettes tissaient d'elles-mêmes [...], alors, ni les chefs d'artisans n'auraient besoin d'ouvriers, ni les maîtres d'esclaves 4 ». Or, malgré les progrès de l'automatisation, des hommes continuent aujourd'hui de s'épuiser à la tâche pour des salaires de misère... Il conviendrait donc d'en finir avec le travail exploité, de mieux répartir les richesses, afin que tous les hommes aient le droit de travailler dans des conditions décentes, de vivre bien et de ne pas perdre leur vie à la gagner. Pour que le travail ait une valeur, il faut qu'il ait un sens et que l'individu développe son intelligence dans une activité finalisée. Certes, la mécanisation et les progrès technologiques peuvent nous faire espérer un monde où les tâches ingrates auront disparu, où notre survie sera assurée par des machines. Pour ceux dont le quotidien consiste à travailler dur pour gagner leur vie, la valeur du travail est donc liée à celle du repos et du temps libre.
Revaloriser le travail, c'est affirmer que l'ouvrier n'est pas taillable et corvéable à merci, qu'il a lui aussi le droit de bien vivre, dans un monde où il n'y a plus d'esclaves. Revaloriser le travail, c'est encore assurer à tous la sécurité de l'emploi et un salaire décent. Ne faut-il pas en effet rappeler que la richesse ne se produit pas toute seule ? Que le capital n'est rien sans le travail qui le fait fructifier ?

Ainsi à la question : l’homme doit il travailleur pour être humain ? Il est bien difficile de répondre. En effet, on a vue que le travail pouvait être libérateur avec Hegel, et qu’il mettait en jeu toute l’humanité de l’homme avec Karl Marx. On a vu aussi les limites entre le travail libérateur et le travail aliénant ainsi que la capacité de la technique à apporter le bonheur terrestre comme émancipation. Mais des questions semblent rester présentes malgré tout. L’opinion publique et pleine d’humour serait tentée de dire que l’homme n’est pas fait pour travailler puisque cela le fatigue. Mais dans une société moderne et incertaine comme celle dans laquelle nous vivons, le travail semble le seul moyen de survivre aux besoins personnels et parfois familiaux. Dans une société basée pour une majeure partie sur l’argent et de bénéfices, la notion de travail semble être à la mode car elle constitue un critère particulier de survie. Le travail met en jeu l’humanité de l’homme car c’est la capacité de ce dernier à travailler et à se sacrifier qui va le définir en tant que personne et qui va tracer les lignes de son caractère. Ainsi, il est important de dire que le travail permet une avancée certaine vers l’humanité.

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Re: L’homme doit-il travailler pour être humain ?

Message  kabore le Ven 19 Nov - 19:03

l'homme peut et doit s'adapter aux conditions de son milieu

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Re: L’homme doit-il travailler pour être humain ?

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